Le rouge traverse les pages de tristesse
Le rouge de mon enfance à peint
Le mur de mes larmes pleurant dans un fond noir
Un sanglot fait naufrage à la braise de la nuit
Les jours des joues fanent mon visage
Mon chagrin trépasse sur le goulot enfantin
Et la laideur boit son thé de cet d'amour
Ce cauchemar glisse mes automnes de lumières
Le sommeil baille à la pointe du mensonge
Mes rêves s'étranglent au pont de mes yeux
L'infusion parcourt les verres de prières
L'arôme écorce les feuilles de mes veines
Toute son odeur fusionne la pluie de mon sourire
La fraicheur de mon passé se noie aux branches nues
Je vomis ma tristesse dans la tasse de mes mains
Mes doigts broussailles les cicatrices souillées
Mes paupières traversent le bout de mes doigts
Une boule d'angoisse m'enveloppe de tendresse
La caresse du vent s'installe sur une voix lactée
Auteur Sylvie Konaté
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