
Les lettres jaillissent des larmes de sang
Le défunt grimpe sur le lit des ténèbres
Le tombeau aboie le sang du christ

L’autel berce le soleil tournant
Un long festin trépasse des étincelles brûlantes
Et la ronce des vers grandit à la vie obscure

L’âge ravit en vapeur dans le feu qui pleure
La chair rude la lisère mêle de sang
La terre s’endort à l’âge de raison

L’arôme de la nuit baigne au pied de la demeure
L’air enfante le flambeau autour de son cœur
L’œil du rayon monte en nostalgie

Et une larme brune éteint le seuil de sa porte
Le séjour bénisse le chaume des paupières
Le ciel sanglote sur un banc de
nuage

Auteur Sylvie Konaté


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