Haïti métisse mes larmes
Dans les jardins pleins d'eau
Sifflant dans l'ombre de cette misère
L'éveil hulule les segments de voix
Sur la terre qui vomit d'occident au couchant
A l'écho de tout ce bruit
Un temps tremblote la nuit qui se déchaîne
Le satellite de larme arrose mes derniers soupirs
Comme un cauchemar à l'écran géant
La lumière clignote dans les visages
A l'horizon d'une demi-nuit
Les arbres dansent la farandole
Et récolte les vieux champs contractés de feu
En buvant la chanson des galops furieux
Sous un océan de poussière
Comme un essor au fond de la scène
Auteur Sylvie Konaté
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